22 octobre 2009
En flottaison
Je me penche à bord de moi,
Tout juste au bord de l'émoi,
Sur le fil, imbécile
De jouer avec mes extrêmes.
16 octobre 2009
Enfance
Plonge tes yeux
Dans le regard de l'enfance,
Tu toucheras de l'âme
L'infinité du monde.
08 octobre 2009
Avant-garde
L'expérience me fut un jour donnée
De vivre le repli avant l’autre,
De transiger sur l’événement
Malgré les contours de ma dissonance,
De m’accommoder des principes établis
Alors que juste là derrière,
De la lumière m’en jetait plein les yeux.
D'apercevoir l'infime de l'essentiel
Dans les torrents d’une pseudo vérité
Assénée à coups d’étroitesse d’esprit
Bouscula toutes mes accoutumances
A la raison qui s’entête.
De savoir que l’on ne sait rien
Mais de sentir que le tout respire à l'intérieur
Tel un souffle vif
De blancheur et d’infini
Me fait m’incruster
Dans les secondes intarissables
Du présent qui nous éduque
Sans compromis.
06 octobre 2009
Voie
Arrachés,
Les vieux sentiments d’avant
Bornée,
L'envie d’avancer.
Ton trésor de vie te poursuit
Où que tu te perdes
La ligne de ton imagination
Dessine ton horizon.
Bousculés,
Tes principes d’avant,
Innée,
La foi d’exister.
Ton trésor de vie te poursuit,
Où que tu t’arrimes.
S’attacher, se détacher,
Pour savoir repartir.
Sur Le chemin.
02 octobre 2009
Chemin
Elle filera à travers les âges,
Détissera ses liens
Pour les rallumer
D’un nouveau jour
Embrassera les siens
Pour les illuminer
D’un indéfectible amour.
Elle renouera avec son passé,
Celui qui l'a guidée jusqu'ici,
La vie ne s'encombre pas
Des futilités qui égarent.
Elle a levé l’épaule de travers,
La douleur nichée en filigrane
Dans les auvents du cœur,
De celles que l'on ne voit pas,
De celles qui n’éclatent jamais
A la figure des autres,
Le cœur boitant,
L'allure mesurant,
L’œil clairvoyant.
C’est la représentation du soi
Qui sert de béquille
A la vérité d’être.
Les arbres sans racines
Se flétrissent
Aux quatre vents.
01 octobre 2009
Regarde-toi
Tu t’en iras voir loin derrière, dans le
siphon des personnalités
Si le ciel sait t’en dire davantage
Sur ces âmes continuellement en voyage
Qui parfois s’étranglent au goulet de
leurs idées
Car si tu ne sais pas réellement
qui elles sont
Pas plus que tu ne sais de quoi tu te
composes
Seulement de bribes, de reculs et de
rebonds
Et d’une imagination qui follement
ose.
Tu t’en iras regarder loin en arrière,
Dans le giron perçant du soleil levant
Où tu seras toisé comme un lion dans la
tempête
Bardé de griffes feutrées de
velours et trempé d’élan
Tu es seulement à l'aube de ta quête.
