02 mai 2008
Du feu frisant la glace,
Des aveux et des tonnes de grâce,
Des câlins jouxtant la froideur,
L'ambition jouant sur l'honneur
Une bonne raison donnée au bonheur
Ils adoucissent mes pas errants,
Mes parents.
29 avril 2008
Bonheur
J'avais l'impression d'être heureuse
A chaque fois que j'avais la paix
Je n'étais pourtant jamais en paix
25 avril 2008
Je cours, je vole, j'arriiiiiiiiive ...

Le coeur fringuant et léger
De la tête jusqu’aux doigts de pied
Mes affres enfermés
Dans ma valise
Des larmes de gaieté
En guise de surprises
Coquette et conquise, je cours vers toi
Avec un soupçon du rêve de nos soyeux émois
Le sourire à la fête
La mine cernée mais l'air vagabond
Du soleil pétillant à ma fenêtre
Et mon charme au balcon
L'espièglerie enjôleuse
Pour unique habit
Et quelques pensées voluptueuses
Pour pomponner nos nuits
En dévasant mes nuages
J'ai rabroué nos orages
J’arriiiiive mon Amour
M’enticher de tes atours
Vers toi je cours
Ô mon bel Amour
Te faire la cour.
24 avril 2008
Parce que sans idéalisme, rien n'avance
Détruire les armes
Être soi
Être entendu
Plus de racisme
Être une poupée
Courage, foi et prospérité
Sauvons nos mers
Plus de guerres
De la neige qui tienne
Du courage
Un sommeil paisible et de l’amour
De l’amour malgré la distance
Se serrer les coudes
Tenir encore mamie dans mes bras
Liberté et paix
Être plus grand
Se mettre d’accord
La victoire de l’amour sur la haine
Rock the vote pour la liberté d’expression
L’amour plus fort que la haine
Rajeunir de vingt ans
Du courage, de la foi, des étreintes,
La fin de la pauvreté
Devenir chanteuse
Une petite douceur
Rentrer chez moi
Tomber amoureux
Plus de souffrances
Plus d’armes
Construire des ponts
Plus de violence
Ne plus se sentir seul
Toucher les étoiles
Plus de chagrin
Ne jamais lâcher ...Say it's possible - Terra Naomi
Notre temps danse
Nos êtres, sensibles et si excavés de sens, parfois se corsent
Et s’efforcent de creuser au plus profond de nos écorces
Alliant notre essence à la sève de nos pudiques forces
Tantôt rudes, sèches mais délicieusement impertinentes
Tantôt prudes, revêches mais agréablement surprenantes
Nos êtres sans cibles, s’ils s’exfolient de nos errances
Se reforment du fruit et dans le feu de nos ancestrales transes
Dans le mieux et le brutal aveu de légitimes méfiances
Rejouant, sous le joug de l’amour, une magnétique danse
La joie et l’aisance de nos vies denses
La jouissance de notre évidence
22 avril 2008
La ritournelle du réel
Elle mangeait un bout de ciel
Comme pour se débattre avec l’invisible.
A chaque main tendue
Elle n’était que perception de l’impalpable.
Et toutes ces chaleurs humaines
Sont, elles aussi, restées dissonantes.
Des bras et des caresses
Comme un halo trop vague, du vernis écaillé
Pour tenter de lui faire oublier
Que l'inattention empoisonne
Que l’indifférence tue
Un peu plus chaque jour encore.
Criant éperdument sa profondeur
Elle s'est frottée à la perplexité
De l’Homme à l’oeil fermé
Et aux allures étranges
De ses paradoxes ignorés.
Elle se dorait d’un seul morceau de soleil
Rêvant qu’elle ne s’y brûlerait jamais
Derrière ses larmes démasquées.
Mais à chaque nouvelle aube, elle renaît,
Et c’est pourtant triste
Car nul ne la reconnaît
Dans ses eaux troubles
Et ses nages désespérées
Où l’ombre avale parfois son étincelle.
Parce qu’il faut s’être cassé l'âme
Sur la solitude
Pour arriver à croiser son propre reflet
Dans le miroir.
16 avril 2008
Suivre la voie du coeur
Et celle de la raison
En temps et en heure
Sans trop ni pas assez
Sans flots ni poisons déversés
Disséminer la parole du coeur
La somptueuse robe de l’honneur
Et du bout des doigts ne dessiner qu'un fil
Celui scintillant de l’Être debout, agile
Car peu importe
Si le jugement s’aiguise
La grâce elle s’autorise
Et d'elle-même s’escorte
L’autre est un miroir
15 avril 2008
Fantasmagorie
La lune juteuse est mon cuisant soleil
Elle m'imagine souvent à mon réveil
L’été nerveux est mon hiver polaire
Il m’embellit du brasier de sa colère
L’astre caressant est tout mon univers
Il me cicatrise par sa brise voilée d’éther
La toile des étoiles est mon habile satellite
Elle chaperonne le ciel fécond que j’excite
Les îles périlleuses sont ma terre-neuve, mes radeaux
Elles m’embrassent loin des silencieux fardeaux
L’eau sauvage est mon imperturbable totem
Elle m’aguerrit dans le moindre de ses méandres extrêmes
L’oiseau troubadour est mon prophète rêvé
Dans ses envols, il me touche d’une pétulance exacerbée
Avalant l’ombre irraisonnée
Et ravalant mes doutes
Et les murs peints de ma cécité
J’écoute.
Parce ça me ressemble...
11 avril 2008
Sur le qui-vive
J’arrête un instant ma minuterie
Pour coaguler le temps
Et répète
Tout ce qu’il y a en moi
De mutinerie
Et d'émulations sémillantes
Hors de toute routine
Et des ornières de l’ennui
Je ne suis qu’un regard perçant
Brillant de mille feux
Aux abords de vos routes
Je ne suis qu’un coeur dansant
Scintillant de mes propres aveux
Au détour de mes doutes.
J’étoffe ma présence,
Je me vante
Et à moi-même
Me réveille.


