19 juin 2008
Des ailes à l'arc-en-ciel
Découvrez Benjamin Biolay!
J’en ai vu passer des images tachées d'encre et d’histoires à l'allure illusoire, écrites sans vouloir se réécrire depuis la nuit des temps, et battant si fort dans les tréfonds du coeur qu’une larme ne pouvait les libérer, qu'un élan ne pouvait les transformer.
J’en ai vu passer des silhouettes délavées de leurs espoirs, tranchées de souvenirs inflammatoires, de mémoires sans fard, de foi sans phare.
J’en ai vu passer des âmes désarmées, des années de solitude paralysantes leur courbant le dos, froissant leurs ailes, des accès de colère rasant les murs de ne pouvoir s’exprimer, faute d’avoir appris le langage du coeur, celui qui dicte l’essentiel, puisque les yeux ne peuvent le voir.
J’en ai vu passer des profils dérobés, enrobés d’idées étriquées, sur eux, sur l’autre, et marquant leur territoire sur la corde sensible qui vibre encore et toujours en moi.
J’ai ramassé des milliers de bribes de poussière noire pour les enluminer de blanc. Depuis, le monde me semble teinté de milliers de nuances de gris.
Ne reste plus qu’à y mettre de la couleur.
A vos pinceaux.
De Grâce.
18 juin 2008
L'Humeur en Question (4)
[ A cette heure, gorger mon coeur du son du bonheur...Me trouverais-je parfois gonflée ? ]
17 juin 2008
Ces petits riens
Découvrez Angélique Kidjo!
Ces petits riens, qu’on empile, et devant lesquels on se défile
Ces petits riens qui défilent et définissent la vie
Et l’histoire de toutes les envies
Sans que jamais l'espoir n'en finisse
Ces petits riens que j’envie et desquels souvent je dévie
Racontent des vies,
Désirs loin d’être dérisoires,
Doux rêves d’ivoire
Et voir encore dedans le tout qui m’entoure
Ce tout qui me remplit en plein
L’âme et le corps
A coeur joints
[Mieux vaut ne penser à rien
Que de pas penser du tout
Rien c'est déjà rien
C'est déjà beaucoup...]
13 juin 2008
L'Humeur en Question (3)
[ S’esquisser dans la rage pour se hisser à défaut de hérisser l'orage, pour que dans la tourmente, l’atour aimante ? ]
Il était une fois un commencement
Découvrez Craig Armstrong!
Les herbes folles batifolent et s’affolent, frivoles
Dans le vent dément qui chante les airs violents
D’un monde indécent qui descend,
Au fin fond de moi, dans les cendres
De mon enfance,
Enfin... j’enfreins mes lois déloyales,
Et un air royal dévale
Sur ma figure délavée par les mille et une
Luttes dures qui ont ravinées
Mes prudes volutes aux accents divins
Pour me faire deviner un peu plus
Le sens de ma métamorphose
Celle qui peu à peu s'impose,
Métallique consonance
D'une rudesse dont je cesse aujourd'hui
D'accepter l'aisance.
J’ai jeté des bouteilles à la mer, amère,
Dans l’attente de me raccrocher aux rochers
Contre lesquels elles auraient pu se frotter
Contre des réponses que j’aurais pu (ren)contrer
Pour faire ricocher ma destinée innée d'ainée
Dénégation...
Une écorce se forge
Et corse ma propre délivrance
Aux portes du désespoir
Et de mes soirs déserts
Où la vitesse ne me recolle plus à moi
Et caracole à contre courant
De mes émois
A moins que ce ne soit l’ivresse
Des oppressions
Qu'en finesse je desserre et sermonne
L’air morne mais têtu
La tête dure et d’ambition vêtue
Pour ne pas lâcher
Ne pas m'entacher
A ma noble tâche
Me rattacher
Sans laisser mon paysage en friche,
Ni tricher.
12 juin 2008
L'Humeur en Question (2)
[ Emballer sa vie dans des cartons pour défoncer ses murs propres mais sales et redéballer ses envies ? ]
11 juin 2008
L'Humeur en Question (1)
[ Crever un oeil au destin pour que les désastres soient borgnes ? ]
06 juin 2008
Halte (itude)
Découvrez Mia Doi Todd!
Sur ma route, le doute s’écarte, et la douce incartade qu’il a creusée dans les sillons de mes peurs m’ouvre un bel horizon. Un horizon vaste sur les possibles de ma tempérance. Sur ma route, les croyances qui se croyaient dociles ondulent dans les remous sauvages de ma sérénité grandissante, d’ouvrir l’oeil, de ramasser les restes d’hier et d’embrasser demain. Sur ma route, épuisée je me tranquillise, et j’enrobe, dans l’étoffe de mes ambitions rêvées, l’agitation qui me secoue toute entière. Parce que je le peux, parce que je le veux. Mon coeur enfle d’une soif de moi qui s’apaise et prend ses aises. J’apprends à prendre de l’(h)altitude, j’apprends à exister.
05 juin 2008
Vogue
N’être qu’une chose éclose
Et sans naître, je m’expose
Dans le silence j’explose
Et dans la confusion j'implose
Mes portes restent closes
A défaut de savoir prendre la pose
Je m’éprends de prose
J’ose ?
[MADONNA - Vogue]
04 juin 2008
Cette nuit, j'ai dormi avec les papillons...
Tes larmes muées en galants papillons,
Légers, aériens, extatiques,
Comme des milliers de souffles sur ta peau
Douces et lancinantes caresses
Sur ton joli visage endormi
Des touches d'amour un peu partout
Se sont furtivement envolées
Sur les parcelles ébranlées
De nos âmes reliées
[TORI AMOS - Sleeps with butterflies]
