La Petite Cerise

Craquante Au Coeur des Mots

21 février 2008

Cicatrice

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Un jour, il m’a livré ses sombres secrets, sans air grave, et sans aucun drame... un goût amer, et délétère m’a absorbée,... dégoûtée...Et écoeurée
de tant de tourments déguisés en banalités, de tant d’existences menées en souterrain, d’un coeur trop palpitant, resté voilé, étouffé, ...et farouchement clandestin..., j'ai soufflé sur toutes ces traces, dans mon imaginaire, et dans le feu sacré qui brûle autour du foyer de ma foi. A l'intérieur de moi, j’ai cru les voir de mes yeux défaillir, pour lentement, s’évanouir, ... liquoreuse illusion... Un jour, il m’a dévoilé ses fêlures, et je me suis vue grandir, de sa confiance dont il m'a honorée, de tant de courage, et de tant d’impédance... Je me souviens d’un jour où j’ai pleuré. Pleuré d'une inconsolable colère... Contre un trop plein de violence, contre le déni de ces blessures, contre la férocité de ces parjures, contre un vendredi 13 dans ma mémoire resté désespérément maudit, contre la souveraineté dont peut parfois se vêtir le mensonge, contre un inacceptable outrage au mot respect...
 

Un jour, j'ai pleuré oui. Beaucoup trop pleuré.

Et ces larmes en déluge qu'il n'a pas pu verser pendant toutes ces années, c'est moi qui les ai laissées couler.

[Did you know,
hidden by his clothes there are some scars
Some are recent,
some have been there for years
Did you know
It doesn’t even hurt
It never really hurts, but there are tears

Do you want the real story,
or do you prefer the lie
Do you want to see him smile,
or maybe see him cry
Do you want to follow,
or let him go alone
For then, never to know… never to know]

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20 février 2008

En vie

Tu défiles sur les fils défaits de ma vie de femme

Distillant d’effets les rives exilées de mon âme

Titillant mes dérives de ton devin brise-lames

Divinisant mes méfaits(esses) et mes dra(ps)mes


Et l’envie effilée de te dédier mes nuits

Afflue en moi comme de folles effluves

Tu es l’homme qui délicieusement sur moi se diffuse

Affriolant, avec toute sa malice et sa ruse

Mes sens, mes essences et défenses à l’heure de minuit


Tu parsèmes tes émois complices sur la voûte de mon désir

Goûtant le plaisir de sentir mon corps envoûté qui s’anime à gémir

D’appétits et de fureurs à m’étourdir

De fièvres et de lueurs à m’évanouir


Tu es celui qui me redonne envie

Celui de qui ma chair se nourrit

L'impertinente beauté de ton corps me redécore de vie

Posté par lapetitecerise à 15:34 - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Faim

Mon coeur froid, glacial et dénudé des respirations essentielles qui savent lui donner l’impulsion d'une vie trépidante s’astreint à dompter sa frénésie, à se riveter hardiment à la vie. Je n’enfanterai plus mes douleurs et j'ai faim de moi comme si, fatiguée d'aimer tout et trop dans l'urgence, je devais à présent m’alimenter d'autres choses que de tumultueuses parcelles d’horizons familiers qui musèlent mes avancées et déboutonnent mon existence. J'ai faim de soleils toujours levants sur mes rides qui se creusent, invisibles, dans les contours pernicieux d'un quotidien invisiblement exigeant et difficilement divisible. J'ai faim de vides qui, au-delà de noyer mes Avants, joueraient, en déjouant mes apprêts, sur la scène de mes Après en ouvrant l'espace de création ample et rebondi d'un Moi bien vivant et enraciné comme on s'accroche, stable et sûr, aux branches fragiles d'un arbre trapu et vigoureux lorsque le danger vous malmène pour vous emmener là où il n’y a rien de connu. J’ai faim d’évidences mais aussi de mystères et de doutes, de ceux qui laissent imaginer l'équivoque dans la confiance... J’ai faim de ces instants d’éternité au creux desquels, profondément rassurée, je peux goûter à la sérénité la plus jouissive qui soit, ces secondes ultimes qui s’écoulent, insolentes, indolores et indolentes, pour ne raconter que ce que je suis capable d’être par delà le temps et son rythme infernal. J'ai faim de transparence, de Oui à profusion et de liberté, de cette sensation immense d'égréner les poussières de mes peurs avec cette conscience qu’elles continuent de scintiller, mais sans me brûler les yeux. J’ai faim des plusieurs fois où j'exulte d'être présente, où je crache sur l’Implacable et l’insensible pensée, j’ai faim de cette foi qui n'a jamais cessé, malgré ses silences étourdissants, de palpiter en moi...

[« Si je nourris ma foi, mes peurs n’auront plus faim »]

Posté par lapetitecerise à 10:32 - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

14 février 2008

Puisqu'on fête aujourd'hui Valentin...

Je te dis que je t’Aime

Et toi, tu ne sembles pas mesurer l’ampleur de mes mots

Tu as peine à croire qu'ils te sont destinés

Parce qu’au-delà du fait qu’ils sont « trop » pour toi,

Tu ne t’autorises pas toi-même à t’Aimer

Comme moi je peux le faire à ton égard.

Tu me dis que tu m’Aimes


Et moi, je ne semble pas mesurer l’ampleur de tes mots

J'ai peine à croire qu'ils me sont destinés

Parce qu’au-delà du fait qu’ils sont « trop » pour moi,

Je ne m’autorise pas moi-même à m’Aimer

Comme toi tu peux le faire à mon égard.

L’Amour est exigeant

Impose toutes ses subtilités

Aimer est un sentiment naturel

J'espère ne jamais avoir à le confondre

Avec le verbe vouloir ou posséder

Être Aimé est un sentiment difficile à ressentir

Tant le non-recevoir a jalonné nos chemins

Aujourd’hui, on fête communément la journée des Amoureux

Et au-delà d’un simple et sobre "Je t’Aime"

Je veux juste te demander d’apprendre.

D’apprendre à Accepter

D’être Aimé de moi

Sans détours ni faux-semblants

Pour ce que tu es

Mais aussi pour ce que tu n’es pas

Ou pour ce que tu t’efforces de devenir

Avec toutes les ratures dont tu as parsemé ton histoire

Avec toutes les bavures qui ont éraflé ton parcours

Dans tes dispersions et tes aspirations

Mais aussi dans tes sentiments de honte et d’incapacité

Plutôt que strictement dans tes joies ou tes rires déployés

Accepter que je puisse t'Aimer
En toute plénitude

Pour tout ce que tu Es

Et pas seulement pour ce que tu montres

Ou pour les besoins que tu combles en moi

Mon Amour,

Il y a tout ça dans mon "Je t’Aime"

Ne l'oublie jamais.

Posté par lapetitecerise à 15:31 - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

13 février 2008

Mon jeu

Mon Je en ligne de mire

Et des morceaux d'âme volent en éclat

N’exister qu’à travers le rire

Plonge mon visage ingénu dans le fracas 

J’exulte d’être capable de dire

Et luttant pour ne pas voir mon moi mourir

Je m’entache à ne pas m'accorder ma place

Je nourris des liasses d'amour que j'amasse 

Narguant la violence des mots

Je tourne en ridicule la virulence des maux

Il me faut comprendre comment fortifier ma cuirasse

Mais ce coeur, fragile, s'accable de disgrâce

Je ne sais plus si c’est la rage d’exister

Qui imprègne mes sanglots débraillés

Ou simplement celle de survivre.

Posté par lapetitecerise à 21:49 - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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