La Petite Cerise

Craquante Au Coeur des Mots

31 août 2007

Cantilène

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Je suis entrée dans un nouveau monde, où la réalité se cache derrière les apparences, dans de mystérieux sous-bois où, à contre-jour s’évitent les ombres, de peur de se croiser, de crainte de se chasser. J'y ai fendu un fragment de la sphère de l'immortalité où les hommes ont retiré leurs manteaux et délayé leurs apprêts dans l’espérance de combats moins acérés, revêtant l'âme de la grâce qu'ils avaient conquise il y a des millénaires, alors que le temps ne se comptait pas encore... D'un outrage, ils en ont fait un fidèle partisan.

Et remise, ma soif de fécondation encore inassouvie, entre les mains de l’invisible, je suis entrée en moi, indivisible, comme on pénètre doucement dans la vie, malgré l’érosion des passages, l’intransigeance des transitions, la dureté des turpitudes et l’étourdissement des vides et, laissant couler mes songes dans des instants suspendus et flottants, où l'oeil devenu épars n'est plus qu'un esprit émerveillé par l'essence des cieux, j'ai saisi...à défaut de comprendre.

Et puis j’ai relâché. Pour me permettre de mieux traverser...

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29 août 2007

J'élève ma plainte

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un vent paisible et radieux

souffle furtivement

courbant les pétales

imitant le chant des gens

racontant les richesses d'un temps

l'éden d'antan

Dans l’élan de la course

le passé s’est enfui

Il suffirait alors

qu'un béant sourire

se reflète indécent

sur mes griffes désenchantées

pour qu’il s’en aille

comme il a récidivé

voguer au large

au beau milieu

des flots de l’infini

Des lueurs de partage s'immiscent

épouvantant l’horreur des hommes

victorieuse...trop victorieuse

par un trop plein

de larmes étouffées

Elles éparpillent les peurs

nées de pensées trop arrimées

d'idées mues en glace

de tons trop figés

Alors dans le silence

au creux de mon sein

là où mon coeur sait prendre du repos

je berce le monde

et ses caprices suicidaires

Je ne guérirai rien

mais toucherai le ciel

d’une goutte de lumière

estompée par la fascination

des êtres qui n'offrent plus leur respect

à la source de vie

qui coule miraculeusement

en eux

mais ravivée par les ombres

des milliers de bras tendus

embrassés d'humilité

et chantant

sans jamais suffoquer

la noblesse des âmes

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28 août 2007

Se reconnaître

200385584_001Si nous ne pouvons nous targuer d’être des magiciens du bonheur, nous en sommes pourtant les vaillants artisans, et la vie se traverse directement en son coeur, au rythme de nos émotions saccadées, refoulées ou exaltées. Qu'on la souhaite ou non linéaire, elle ne l'est pourtant jamais, ni pour qui que ce soit. Dans les rêves, se délie la matière qui donne corps au devenir, et dans l'espoir, s'excite la pulsation de vie, s'entremêlant au sens que nous lui connaissons si peu.

Si nous ne pouvons nous targuer d’être les combattants de la fortune, nous en sommes pourtant les fragiles dessinateurs, endigués par nos peurs, harcelés par nos hésitations mais pétrifiés de survie et d’amour.

Ce matin, l’aube est là naissante dans mes bras, il y a des moments où l’on sait que l’existence n’a plus à se comprendre mais à se vivre. Qu’importe les flots de larmes qui nous submergent ou les armes que l’on s’applique tant à ne jamais vouloir baisser, nous voguons malgré nous toujours vers nous-même. Et chaque événement se fait l’associé de notre chemin. Que notre conscience soit prête à acquiescer ou non. Et la faiblesse deviendra force. C’est l'infinie grâce que revêt la tentative.

Ce matin, l’aube est là naissante en mon coeur, et ses aimantes palpitations me chuchotent des mots d’amitié, des mots d’amour, ces mots que l’on s’offre entre êtres en quête de l'essence comme pour mieux se soutenir face aux adversités, qu'elles soient peintes de l'injure involontaire des autres ou de nos propres réflexes d'affaiblissement.

Si nous ne pouvons rien choisir d’autre que d’éprouver la vie, nous avons le choix de nous relier à ce que nous sommes au plus profond, là où se connaître instinctivement, sans fredonner en boucle les illusions d’un devenir trop étranger à soi, nous fusionne secrètement à notre quintessence. Et nous remet à notre vraie place. Dans l’ordre du monde qui se met en marche. Sans jamais s'essouffler ni s'interrompre.

Ce matin, l’aube est là naissante en moi, et je sais qu’il n’est aucune force qui puisse t’être donnée autre que celle que tu acceptes de recevoir, d’où qu’elle vienne.

Le vide est toujours là pour nous donner la sensation de s'étourdir, mais nous sommes empreints d’un élixir de vie et de création présent pour le consteller de ce que nous sommes. Jamais de ce que nous croyons être.

Les étoiles se font discrètes pour mieux respecter nos choix, mais leur regard nous raconte toujours notre intime vérité. Choisir de les contempler et d'être à l'écoute des impulsions qu'elles nous murmurent, c'est, bien au-delà de se faire confiance, ....avoir confiance.

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27 août 2007

Incitation

On prend, on garde, on remplit, on refuse, on jette, on trie.

A chaque jour qui se lève, c’est une tentative de décrassage intégral.

On se pose, on se déplace, on tombe, on s'ajuste, on se relève.

A chaque seconde qui s’éternise, c’est une tentative de maintien de sa verticalité.

On s’exile, on s'enterre, on s’embourbe, on s'extirpe, on se simplifie.

A chaque jour qui se couche, c’est une tentative de recherche de l’essentiel.

Je pleure pour mieux me nettoyer,

Je réfléchis moins pour mieux me vivre

Sans ce regard qui, dans la tête, amplifie les complexités

Et fait chérir l'inextricable

Je me relie pour mieux me replacer

Là où je me dois d'être.

Et le monde s’éclaire.

Et mon coeur s’aère.

Le soleil ne cesse de me faire de l'oeil.

Je sauve mon terrain.

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17 août 2007

Le questionnaire musical

Trouvé chez Brise Larme qui l'a piqué à Tonga Soa, voici mon questionnaire musical.

La règle :

- Mettre une sélection de musique sur lecture aléatoire
- Pour chaque question, appuyez sur suivant
- Utiliser le titre de la chanson comme réponse
- Essayer de commenter la réponse en tentant de trouver un lien entre la question et la chanson désignée

1) Comment vous sentez-vous aujourd'hui ?

« Partir loin » de 113.

Eh bien oui ça tombe bien, là, tout de suite maintenant je partirais bien loin, loin des tumultes qu’impose parfois la vie mais soyons réalistes, ils sont bien là pourtant pour m’aider à avancer... Les refuser, c’est refuser le mouvement de la vie, l’inscrire dans une fixité qu’elle n’est pas. Mais « l’évasion spéciale » me dit bien pourtant...(une envie de fuite vous croyez ?)

2) Irez-vous loin dans la vie ?

« Un jour mon prince »  de Cerino.

« Quand l’amour tout fatigué sera tombé par poignées (...). Un jour mon prince viendra mais quand ?... »....ça ne me dit rien qui vaille sur le « kilométrage » de ma vie...(bouh). Mais c’est pas grave, je ne crois pas au prince charmant (comprenez : Parfait) et mon idéal n'est pas la performance d'aller loin dans le temps avec...j’essaye plutôt d'apprendre à aimer la réalité de la personne....(oui oui je sais, c’est pas évident..), peu importe le temps...


3) Comment vos amis vous voient-ils dans la vie ?

« Putain ça penche » d’Alain Souchon

Euh...Ils pensent donc que ça pencherait pour moi (et le "putain" me dit qu'ils s'en inquiètent...)...je serais donc une fille penchée...ça se pourrait bien, en tout cas pas quelqu’un qui fait les choses comme tout le monde. Rien n’est « normal » avec moi. Mais oui, en ce moment, « putain, ça penche grave ! »


4) Allez-vous vous marier ?

« Ma philosophie » de Amel Bent

« Être acceptée comme je suis » « je reste le poing levé », je suis « métisse mais pas martyr »...  « toutes ces injures incessantes... » « viser la lune ça me fait pas peur »...

Je lève un peu moins le poing aujourd’hui, j’ai appris à me « battre » en douceur...(« avec la force et le sourire... »). Bon ça répond pas à la question...Ce n'était pas ma philosophie et pourtant je l'ai fait...et c’est pas ce que j’ai fait de mieux  :-(...alors ne reste plus qu’à mettre en application tout ce qui s’est dit plus haut pour voir où ça mène tout ça... D'ailleurs, vivre en couple, n'est-ce pas finalement accepter l'autre tel qu'il est et tenter qu'il nous accepte tel que l'on est ? Rhooo le défi...

5) Quelle est la chanson emblème de votre meilleur(e) ami(e) ?

« Wherever you will go » de The Calling

« J’irai là où tu iras »...un beau symbole d’amitié... », je crois que oui, nous ferions ça l’un pour l’autre. Mais sans oublier que toujours c’est le « Could you make it on your own »... qui compte le plus... Guider oui, mais pas faire à la place de..., c’est ça pour moi s'aider, s'aimer...

6) L'histoire de votre vie ?

« La vie comme elle vient » de Clémence

« Je sens le soleil tout autour », « j’ai plus de peine plus de fatigue, juste un parfum qui m’enivre », « je prends la vie comme elle va, comme elle vient, sans trop penser à ce qui viendra demain, je prends la vie comme elle va comme elle vient, jour après jour sans me lasser de rien »....Chanson légère qui traduit effectivement ma philosophie de vie mais la mienne est teintée d’une peu plus de profondeur et de gravité...Le point positif, c'est que la chanson est empreinte d'une intention de vivre le présent...


7) C'était comment le lycée ?

« Même les anges » de Audrey de Montigny

« Non tu sais même les anges sont quelque fois un peu étranges », ça c’est sûr, on comprend parfois pas tellement où ils veulent en venir à nous piloter ainsi...Alors le rapport avec le lycée...euh.... « Non je ne suis pas si forte, je vais franchir cette porte »...Battante au lycée, un peu moins sérieuse qu’au collège et oui je rêvais déjà d’aller « n’importe où dans le monde » mais pas d'être « l'ombre (de quelqu'un) où qu'il soit »...mais plutôt son grand soleil ! :-)

8) Comment avancez-vous dans la vie ?

« Intemporel » de Christophe Willem

De manière effectivement intemporelle, sans structure véritable, j’ai appris à vivre à l’intuition et à l’instinct... « Je cherche en vain un moyen de rendre mes pas utiles »... »Ne nous arrêtons pas, ce qui se passe entre toi et moi a un côté intemporel, éternel »...voilà comment j'avance dans ma vie, en tissant des liens...

9) Quelle est la meilleure chose à propos de vos amis ?

« Flowers » de Emilie Simon

« I want to buy your flowers...»...Qu'ils sont des fleurs pour moi et c'est le cas. J’aimerais oui leur offrir des fleurs, mais aussi de la compréhension, de l’amour...Mais eux aussi savent m’en offrir. L’amitié est essentielle pour moi, c'est l’une de mes principales respirations.

10) Quoi de prévu ce week-end ?

« Aimer à perdre la raison », reprise par les Enfoirés

Euh...c’est pas vraiment prévu au programme ça....c’est plutôt d’emmener mon fils à la piscine. Très plaisant aussi mais pas vraiment pareil... "Aimer à perdre la raison" ce n'est plus vraiment au programme pour moi...la raison sert quand même à nous rattraper au moment où l'amour bascule dans le trop...elle demeure donc très utile, voire salvatrice pour la passionnée que je suis...

11) Pour décrire vos grand-parents ?

« Princesse » de Julie Zenatti

C’est plutôt moi qui était la leur...surtout pour ma grand-mère...  "moi je suis une princesse, ennemie du temps perdu..." Elle m’adorait, elle a été l’un des principaux piliers de ma vie. Elle m’a appris tout ce qui touche à mes origines asiatiques...à la philosophie orientale...la vraie petite vietnamienne avec son chignon avec un air sage, imposant et sévère qui vous ressasse sans cesse que hurler est une faiblesse. Quant à mon grand père, j’ai peu partagé avec lui mais il tient néanmoins une grande place en moi.

12) Comment va votre vie ?

« Only Time » de Enya

« Seul le temps » est mon allié...Je lui accorde une confiance totale et absolue... "Seul le temps peut dire pourquoi le coeur soupire..."....Seul lui sait finalement "where the road goes"...Il est donc devenu mon ami malgré l'éternelle impatiente que je suis...

13) Quelle chanson jouera-t-on à votre enterrement ?

« I'm Sorry » de Brenda Lee

Sympa...Eh ben oui ! J’espère bien que ce jour là, tous ceux qui m’auront pourri la vie ici-bas me diront : « I’m sorry, so sorry that I was such a fool (...) Please accept my apologies »...Non mais alors !

14) Comment vous voit-on ?

« Partons vite » de Kaolin

Euh...ça voudrait dire que je fais fuir ?!...comprends pas !... Où alors qu’on me propose de partir avec....Alors d’accord, je fais vite mes valises pour « brûler le jour et la nuit »...je suis une itinérante dans l’âme...

15) Aurez-vous une vie heureuse ?

« Imagine » de Lara Fabian

Si tout se passe comme dans la chanson, c’est l’issue idéale, une magnifique définition du bonheur....J’aime chaque mot de cette chanson...ça vaut le coup de les écouter...Non seulement j’imagine, mais j’imagine aussi que chacun imagine aussi...pour que nous puissions mettre tout ça en application...ensemble...

16) Qu'est ce que vos amis pensent vraiment de vous ?

« L’envers de la terre » de Leslie

Oui, Ils pensent que je suis vraiment « à l’envers de la terre » en ce moment (!)... Mais je crois qu’ils ont l’habitude...

17) Est-ce que les gens vous désirent secrètement ?

« Mes chemins à l’envers » de Lynda Lemay

Sais pas... mais vu le titre, il y a peu de chances si mes chemins sont à l’envers...Quoiqu’il y en a qui aiment les "chemins à l’envers"...

18) Comment me rendre moi-même heureux ?

« Bouger bouger » de Magic System

Ca pouvait pas mieux tomber ça !!! « Bouger Bouger »....à part ça, je ne vois pas...J'aime l'idée du mouvement, je dépéris dans le statique... le Verseau pur et dur quoi ou tout signe d'air qui se respecte !

19) Qu'est-ce que vous devriez faire de votre vie ?

« Les mots » de Mylène Farmer/Seal

Ah les mots ! .... ma vie ! Alors, raconter et vivre ma vie en mots ? Et certainement ne jamais me taire... « L'univers a ses mystères, les mots sont nos vies », « Et pour tous ces mots qui blessent, il y a ceux qui nous caressent, qui illuminent, qui touchent l'infini même si le néant existe for a fraction on this life I will give anything, anytime » ... « Les mots d'amour, un temple »... rien à ajouter à ça...

20) Aurez-vous des enfants un jour ?

« A sorta fairytale » de Tori Amos

C'est fait ! ...Avoir des enfants c’est effectivement une « sorte de conte de fées » : épuisant, exigeant, ambitieux, la porte ouverte aux crises de nerfs mais aussi aux plus grandes joies de la vie...Purement magique !

21) Sur quelle chanson feriez-vous un strip-tease ?

« Je ferme les yeux » de Najoua Belyzel

C’est ce que me dirait le « spectateur » vous croyez ? ... « Trop belle » ou « Musée des horreurs » au choix....Et cette chanson parle davantage « d’amour universel » que de strip-tease...Un peu de spirituel que diable, il n’y pas que le c.. dans la vie !!!

22) Si une madame dans une camionette vous offrait un bonbon, que feriez-vous ?

« Si l’on marchait jusqu’à demain » de Louise Attaque

Je lui proposerais ça oui...soit pour mieux la connaître, soit c’est elle qui fuirait de voir que je lui propose ça (surtout si "elle (se sent) est avalée par mes yeux immenses"...)

23) Qu'est-ce que votre maman pense de vous ?

« J’traîne des pieds » d’Olivia Ruiz

Que j’traîne des pieds ?!... J'avoue...Comment voulez-vous qu’une asiatique soit satisfaite de votre travail et de vos efforts alors qu’elle, elle bosse le jour et la nuit sans répit ?! ...avec ces gens-là, vos efforts ne sont jamais assez...Malgré ça, je lui dit quand même "Merci maman"...Le goût de l'effort, ça aide quand même !

Et Nellie a rajouté "votre père ?" : « Le dîner » de Bénabar

Mon père ne pense effectivement qu’à manger (rires), « J’ai pas l’moral, chuis fatigué », ça lui ressemble « ma chemise me boudine »...  « Finalement, cette chanson lui ressemble davantage (« On s’en fout, on n’a qu’à dire à tes amis qu’on les aime pas... ») qu’elle ne reflète ce qu’il pense de moi !

24) Quel est votre plus sombre secret ?

« Amoureuse » de Aldebert

Sombre, sombre, j'appelle pas ça sombre...Je suis une éternelle amoureuse moi... « Sur ton nuage à roulettes du soir au matin, il n’y a guère que les moines tibétains pour planer de la sorte »....(je peux quand même pas dire que je suis « un ange (qui) passe et (qui) traverse les cieux » quand même !!!)

25) La chanson emblème de votre pire ennemi ?

« Mon Eldorado » de Yannick Noah

Je n’ai pas d’ennemis ou alors je ne les connais pas...Et comme je suis une pacifiste, je suis heureuse d'entendre que dans leur esprit, ce sera avec moi « du soleil comme s’il en pleuvait, le coeur en été, et la vie avec toi, du soleil, mon Eldorado, au creux de ta peau et la vie coulera comme ça »...

26) Quelle est votre personnalité ?

« Vue du ciel » de Zazie

ça tombe bien ça, ça me ressemble bien...aérienne et résolument portée vers la vie... « Je me vois couchée sur le dos mon âme au repos et j’envoie en l’air tout l’univers... que nos vies sont belles...vue du ciel...la vie est belle... »

27) Quelle chanson jouera-t-on à votre mariage ?

« La quête » de Jacques Brel

Pour moi, se marier, c’est « tenter d’atteindre l’inaccessible étoile »...C’est un bel espoir mais peu adapté aux réalités muables de l’humain...En revanche, « telle (demeure toujours) est ma quête, ... suivre l’étoile »...

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16 août 2007

Clémence

Elle écoute, elle comprend, elle apaise.
Parce qu'elle sait le tumulte d’exister, elle sait la valeur de la vie.

Elle est un ange qui plane au-dessus de mes hésitations.

Elle protège, offre sans compter et ne reprend jamais.

Parce qu’elle a tant manqué de l’essentiel, elle en connaît la véritable couleur.

Elle est un ange qui me ressource, qui me libère.

Elle est ma fleur sauvage, celle qui sème l'amour quel qu'en soit le prix.200506737_001

Elle est une reine dans le paysage de ma vie.

Merci Mélodie.

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Le calme du matin

Là où trébucher ressemble à un espoir à chaque fois déchu, une embuche qui se dresse derrière ce qui s'ornait aux couleurs d'une avancée possible et victorieuse, l'incertitude règne en maîtresse du monde ; parce que défaire reste nécessaire pour créer. Parce que la quête de la sérénité suit toujours le chaos. Je m'essouffle et la vie me déconforte encore l'espace d'un instant, chaque pas franchi est un miracle où c'est la vie qui gagne et transpire de flagrance, mais où chaque essor prend parfois l'allure d'un prix à payer. Le soleil trouble ma vue brouillée et l'ampleur de mon voyage me remet violemment mais dans un incroyable silence au coeur de l'évidence d'être.
J'ai un jour choisi de toujours porter mon regard vers l'aube qui se déploie.

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15 août 2007

Bégayer le bonheur

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Il m’a fait écouter le timbre de sa voix, douce et suave, chaude et profonde, elle résonne loin des clameurs, et ses pointillés ne sont que les lueurs frileuses et farouches d’une existence encore à son aube,

Il m’a fait plonger le coeur secoué et le regard embué dans ses yeux qui, dans leur apparente implacabilité, se meuvent sans répit, tourbillonant dans les creux et les méandres du souvenir, de mémoires aux saveurs acides, avec l’oubli magistral qu’elles ne sont que poussières, avec l’espérance déréglée et discrètement outrancière qu’elles se dévergonderont pour oser ressembler à de l’or fin,

Il m’a fait toucher son âme captive mais indomptable et raffinée, dont les traits se sont crus hachures et moi je n’ai su qu’y comprendre qu’un contour ne reste qu’un profil, qu’une tentative de définition...il est si loin du coeur, de l’essence, de la pleine rondeur... dans des sinuosités aux semblants de vide vertigineux, m’est apparue une silhouette gracile, noble et résonante...une consistance et une densité sans égales...une fenêtre ouverte sur un possible absolu d’être,

Il m’a fait agripper son univers clandestin aux accents d’exil qui s’étire entre imaginaire sans mesure et réalité cadenassée et hirsute, réminiscences inéluctables et faim, envie et fièvres d’être enfin au monde,

Il m’a demandé, même dans le plus glacial des silences, de reconnaître son labeur, d'apprendre à en distinguer les tâtonnements, mus en desseins puis en triomphes, ô bien modestes et inscrits dans la retenue mais non moins méritoires et flagrants,

Il m’a fait comprendre qu’à chaque instant où il murmure timidement le bonheur, c’est sa façon à lui de s’y dévouer. De le vouloir. Entier pour lui.

Et qu’à force d’élévations et de sursauts de hardiesse jouxtant la tempérance,

il s’abreuve tout entier de son éternelle et retentissante saveur.

Il n’y a pas de meilleure leçon pour moi.

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14 août 2007

Miroitement

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A travers ses hurlements aphones

Et l’apparente inflexibilité

D’un regard accidenté

A travers ses soifs de conviction érodées

Et l’apparente immuabilité

D’une vie aux contours bosselés

A travers ses tentatives de résistance et de patience

D’une discrète audace

Et l’apparente fixité

De son soupirail feutré

Ouvert sur les turpitudes

Je l’ai entendu,

Il a balbutié le mot bonheur

Mon âme se fait hospitalière

Pour ajourer ses cloisons

Et polir ses falaises


Mon âme se fait bénévole

Pour redorer l'étoffe de l’indulgence

Veillant à ce qu’il dessine son propre recours

Pour accueillir la clémence

Et dépoussiérer sa dignité

Qu'il croyait profanée 

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13 août 2007

Parcelles

De la chaleur, le soleil qui frappe mes épaules, mes bras qui enveloppent son corps, ma joie, mon immense joie.

De le retrouver. De le toucher. De le sentir tout contre moi. Il m’a tant manqué.

Des instants qui s’étirent. Le temps nécessaire. Volontaire. Pour prendre de l'ampleur. Retrouver le fil de ce que nous sommes ensemble. Je le réapprivoise. Il m'entoure. A la façon que je lui connais. Timide.

La complicité d’hier. Toujours là. Intacte.

Du temps à savourer. Juste pour s’aimer. Dans la vastitude.

Un effleurement. Et je brûle. Si vite, si fort. Je n’oublierai jamais.

La route qui s’étend. L’impression d’aller au bout du monde. Du nôtre. Des ailleurs pour mieux nous rencontrer.

L’inconnu se déplie face à nous. L’amour palpite dans mes cellules. Mon coeur grésille. Je l’aime tant.

J’en pleure. A chaque fois que j'y pense.

Nous sommes là, nous sommes vivants, de terribles plaies en fond, l'espérance en bandoulière.

Mes caresses ouvrent son monde, il ouvrira le monde.

A chaque geste, il me consacre.

De ma tendresse, j’émousse ses impénétrables blessures. 

Du calme à profusion, la sérénité de s'accompagner, dans la tranquillité. Bonheur.

Un sourire de lui et je fonds. Je lis son âme. Même lorsqu’il ne le veut pas.

Son corps. Son énigme, ma passion.

Ses rires, rares et précieux. Ils me touchent. En plein. Ils sont ce qui le retient ici.

Sa délicatesse, sa subtilité, l'essence de ce qu'il est. Je m'en parfume. Partout. C'est ainsi que je suis belle.

Des heures d’intensité. Où nous tutoyons l’éternité.

Sous ses doigts, je me sens Oeuvre d’Art.

Dans son souffle, je renais comme la brise invisible d’une flamme d’amour bien réelle.

Je perce son regard nébuleux et secret. J’y rencontre une ultime profondeur.

Je me laisse envahir par ses larmes silencieuses. Trop silencieuses. Moi j’y perçois un titanesque fracas...

L’au-revoir. Toujours ce foutu au revoir. A un moment donné. Le moment.

Le rêve de nous prolonger. La pudeur de ne pas montrer à quel point le coeur se serre. Comme pour adoucir le chaos intérieur. Et pourtant, le lien se rallonge. Encore et encore. Salvatrice fortune.

Je le lâche. Mais j’emporte avec moi l’empreinte qu’il laisse en moi.

Elle me grandit.

A chaque regard que je lève, que je pose ou que j'abaisse, ses traces sont présentes.

C'est comme cela que le monde s'embellit.

Je redonnerai tout cela. Car la Loi est ainsi.

Transmettre ce qui s’accumule en soi.

Je l’aime, son amour m’élève.

Il m’a offert sa voix craintive et hésitante.

Je l’écouterai à l’infini...

[Don’t you worry about the distance
I’m right there if you get lonely
Give this song another listen
Close your eyes
Listen to my voice it’s my disguise
I’m by your side...]
 

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